Il a exhumé une transaction entre Guy de SALERS (seigneur dudit lieu) et des moines cisterciens (Géraud de SAINT MICHEL moine et procureur du couvent d'Aubazine en limousin) installés sur la montagne de la Béliche : en 1311. Notons aussi que M Garrigue, les trouve sur le même lieu en 1286. Il semble que leurs possessions s'étendaient de la montagne de la Béliche à celle de Fontanet (près du buron d'Algour et de Néronne). A cette époque leur installation était ancienne. Ils avaient établi à la Béliche une grange qui devait servir à cultiver des céréales et à produire du fromage grâce à l'élevage. (photo ci-dessous Buron de la Béliche avant sa destruction)
Les Granges cisterciennes font partie du système économique mis en place au XIIe siècle par les moines cisterciens pour permettre aux abbayes de vivre en autarcie. Ce sont des fermes installées à
l’écart des monastères, où vivaient et travaillaient les frères convers : des moines spécialisés dans les travaux manuels (d’origine paysanne, convertis après avoir exercé un métier
avant d’entrer en religion). C'étaient de véritables fermes modèles et adaptées aux terres locales. Elles prirent le nom de grange car leur bâtiment principal était une grande bâtisse
qui abritait à la fois le fourrage, le matériel agricole, le bétail et sans doute les convers eux-mêmes. Les spécificités de l’architecture cistercienne du XIème siècle : omniprésence de
l’angle droit, simplicité des formes, chevet plat, salles voûtées et façades avec puissants contreforts. (photo ci-dessous état actuel du buron de la Béliche).
Les granges cisterciennes étaient installées près de points d'eau car les moines étaient passés maîtres dans l'utilisation de l'énergie hydraulique. En 1831, des experts constatèrent près de l'Auze l'existance d'une excavation ancienne qui était autrefois un conduit servant à diriger les eaux vers un point qu'ils présument avoir été un moulin (alors totalement ruiné). Ci-dessous vue sur l'Auze (en contrebas) depuis le buron de la Béliche.
Le buron de la Béliche daterait de 1800, sous ses
ruines se trouvait la plus belle cave à fromage de nos montagnes. La voûte en berceau avait été batie en pierre de tuf couleur rouge brique, avec une magnifique cheminée d'aération cintrée. Le
buron a cessé son activité en 1979. Et sa ruine totale est très récente ce qui est d'autant plus rageant vu l'importance du lieu ! Ne restent visible que des charpentes numérotées en chiffres
romains (pour combien de temps encore ? )
Les photos aériennes, laissent entrevoir des
batiments bien plus grands à proximité.Le lieu devrait idéalement faire l'objet de recherches archéologiques mais le manque d'archéologues ne le permet pas pour l'instant. C'est bien dommage, d'autant que ce n'est pas le seul site dans le Pays de Salers, qui en aurait besoin.
Les sites d'intérêt recensés sont très nombreux.
Plus de photos à voir dans notre ALBUM PHOTOS // Conférences.

Le Tome 1 de notre brochure vient de sortir et a été
envoyé aux adhérents.
, qui rend compte de la 1ère conférence organisée par notre association.
Pour l'organisation de son premier événement, la « Société Historique du Pays de Salers » (*) a choisi la date du 21 septembre -la Saint-Matthieu-
(saint patron de l'église de Salers) et le cadre des journées du patrimoine 2008 pour accueillir
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