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La Societé Historique du Pays de Salers (SHPS)

Manuscrit sur Notre-Dame de Lorette à Salers (1907)

9 Septembre 2012, 22:47pm

Publié par Cédric Tartaud-Gineste

 

1907 Abbé Cheyrier ND de Lorette RaouxParmi les manuscrits provenant de l'Abbé Antoine RAOUX, plusieurs cahiers manuscrits présentent de nombreuses homélies et aussi divers documents.

 

La lecture récente de ces documents nous a permis de découvrir le texte ci-dessous, dédié à Notre-Dame-de-Lorette de Salers

 

Compte-tenu de la date, il est fort probable qu'il soit signé de l'Abbé CHEYRIER qui était en fonction à Salers à la même époque et qui a inlassablement oeuvré pour la sauvegarde de la mémoire sagranière (Linteau du couvent des Franciscains Récollets réutilisé pour la paroisse Saint-Mathieu, Manuscrit de l'histoire des Religieuses Notre-Dame de Salers, installées de 1646 à 1905, ...) :


 

"Jadis aux temps lointains d'honneur et de vaillance,

Des chevaliers mettaient leur épée et leur lance

Au service du Christ leur noble Suzerain,

Et rien d'affaiblissait leur courage d'airain

O Vierge, ta Cité, Fille du Moyen-Âge

A gardé, tu le sais, de ce noble héritage,

Le souvenir, la foi, le respect du passé,

L'amour toujours vivant et jamais effacé,

L'orage est en fureur, terrible est la tempête,

Et contre tes autels, ô Vierge de Lorette,

Mille ennemis puissants semblent se rallier,

Salers, dans tes combats, sera ton Chevalier

Ta Cité défendra ta sublime bannière,

Comme autrefois ses murs de granit et de pierre,

Résistèrent au choc des ennemis vaincus,

Nous ferons un rempart de nos coeurs résolus,

Oui, ton Nom glorieux, jadis au temps antique,

Du trouvère inspirait ta lyre poétique,

Tu devins Notre-Dame, ô Mère du Sauveur,

La Dame universelle et pleine de douceur?

Dans ta vieille Cité, ton cultre séculaire

A gardé son éclat et sa fraicheur première,

Notre-Dame à ton Nom, s'élève un chant d'amour,

Plus suave et plus doux qu'un luth de troubadour,

De ton pleuple choisi, toujouts qu'il te souvienne,

Règne ici, parmi nous, commande en Souveraine,

Puisqu'elle t'appartient sans trève et sans retour,

De notre Ville, fais ta Demeure et ta Cour.

Garde-nous le trésor des croyances chrétiennes,

Etouffe parmi nous les discordes, les haines,

Au milieu de ce siècle égoïste et troublant,

Vierge, rends notre Coeur énergique et vaillant,

Ecarte les fléaux des vengeances divines,

A nos champs appauvris, aux arides collines,

Disperse la rosée et les tièdes rayons,

Féconde nos travaux, et bénis nos moissons,

Tant que ton peuple aimé remplira ta Chapelle,
Que tu seras sa Mère et sa Reine immortelle,

Sans peine, il bravera les flots d'impiété

Qui menacent les murs de noble Cité."

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