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La Societé Historique du Pays de Salers (SHPS)

Les Durfort, seigneurs de Fumel

6 Juillet 2008, 23:00pm

Publié par SHPS

Dans les archives de Salers et la généalogie de bien des sagraniers, nous avons la surprise de trouver une famille de Durfort, Seigneurs de Fumel, qui fait immédiatement penser à la grande famille du même nom, basée dans le Lot.

Bernard de Durfort Seigneur de Fumel fut consul de Salers pendant les années 1604, 1617 et 1628. Il était le fils d'Antoine de Durfort et Béraulde de Malrieu. Son père était juge de Servières, châtellenie appartenant aux La Tour, vicomtes de Turenne.

A l'occasion de son mariage, avec Marie de la Roche,  le 1er mai 1597, il reçoit de son oncle maternel, Guillaume de Malrieu, seigneur de Fumel et d'Apcher, bourgeois de Salers, le domaine de Fumel : franc, quitte de tous cens, rentes et allodial. Il est institué héritier général et universel de son oncle, moyennant certaines charges et, entre autres, celle de payer aux pauvres de l'Hôtel-Dieu de Salers la somme de cent écus sol.

Le lieu de Fumel est un hameau de la commune de Fontanges.

 M. de Sartiges d'Angles précisait dans le Dictionnaire Statistiques du Cantal :

 "Il y avait anciennement un château avec fief qui avait donné son nom à une famille noble dont on trouve d'assez nombreuses traces dans les titres des XIVème et XVème siècles".

Il émet l'hypothèse que cette famille serait une ramification de la maison de Fumel, originaire du Quercy. Le lien n'a pas été trouvé à ce jour et nous recherchons toute information pouvant aider sur le sujet.

Le fief de Fumel (celui du Cantal), passa dans la famille de Durfort en 1568 et Bernard de Durfort, qui vivait en 1620, ne laissa que trois filles dont deux furent mariées dans la maison de La Ronade, de Salers, la troisième à Pierre de Mossier qui devint propriétaire de Fumel.

La famille De Fumel est présente dans « Le Nobiliaire d'Auvergne » de Jean Baptiste Bouillet. «Le  lieu de Fumel , commune de Fontanges a donné son nom à une famille à laquelle appartenaient Rigaud,  Antoine et Martin de Fumel, tous trois enfants de Jean de Fumel , lesquels rendirent hommage au duc d'Auvergne en 1502, à raison de leurs possessions féodales sises dans ladite paroisse de Fontanges, prévôté de Mauriac. Ils pouvaient avoir pour aïeux, Guillaume de Fumel, vivant en 1292, et Guyon de Fumel, seigneur de Combrelles en 1477, qui portaient pour armoiries : d'or à trois pommes de pin d'azur».

Notons qu'une Antoinette De Durfort s'est mariée à Vitrac en 1500 avec Louis de Méallet,  chevalier seigneur de Fargues, de Roumégoux co-seigneur de Pers et de Glénat. Des actes prouvent que celle-ci était fille naturelle et légitime de messire Antoine de DURFORT, chevalier seigneur de la Boissières, de Salviac, de St Germain et de Septfonds diocèse de Cahors.

Et un Astorg de Durfort, était chevalier seigneur de Durfort-Soursac en Limousin et de Chalvignac en Auvergne au XIVème siècle. Ce qui montre bien les liens entre les De Durfort du Lot et du Cantal.

Une généalogie sagranière :

Génération 1
Bernard de Durfort, seigneur de Fumel et Marie de la Roche, dont 3 filles :

Génération 2
Béralde de Durfort et Jean de La Ronade, dont 3 enfants :

-Elisabeth
-Jeanne
-Pierre André de La Ronade, lieutenant général du baillage de Salers le 17/12/1656, marié le 03/01/1660 à Hélène Gigaud, fille de Pierre, conseiller du roi en l'élection de Salers et de Marie de la Porte. Décédé le 9 mars 1694. Dont : 

Génération 3
- Jean de la Ronade (1665-1741) qui reprit la charge de son père et qui fut le légataire de ses 2 frères cadets.
-Joseph de la Ronade (1674-1742),  dit de Voleyrac (terre de la commune d'Anglards de Salers) mort capitaine au régiment de Montboissier en 1741, d'où postérité illégitime : Françoise Blanchefleur lui donna une fille : Jeanne de La Ronade (1707-1747) épouse de Jean Vergne (d'où 9 enfants).
-Antoine Ignace de la Ronade (1671-1744) dit du Vert ( terre de la commune de Fontanges ) mort en 1744, d'où une postérité illégitime (le 07/09/1706 il a un fils baptisé Jacques du Vert avec Jeanne Combart; le 19/01/1713 il a un fils baptisé Jean de la Ronade avec Françoise Deldeves; peut-être y en a-t-il d'autres ?).
-Françoise de la Ronade (1674-?) qui fit profession au couvent de Salers.
-Jeanne de la Ronade (1662-?) marié à M. Château, seigneur de Cheyssac et de Rochemont ( commune de Vebret ).
-Anne de la Ronade (1661-?) mariée à Gabriel de Chaslus seigneur de Sansat. 
-Anne Marie (1670-?).

etc....

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Rémy Dourou Dubois 20/03/2011 14:40


Re, Isabelle Fernandez,
Je prends note de ces données transmises par Mr Garrigues, mais subsiste un doute car je ne retrouve pas sur les archives de Compains le décès de Louise le 23 septembre 1743...
d'autre part sur les archives de Salers nous retrouvons le baptême d'une Louise fille de Pierre André de la Ronade ,la marraine étant, autre, Louise André de la Ronade qui absente n'a pu signer,(
parlant pour elle Béralde de Durfort), mais que l'on retrouve avec trace de signature en 1636 et 1637 toujours à Salers ...Merci de me communiquer votre mail pour que je vous transmette ma
descendance.
A bientôt.


Isabelle Fernandez 20/03/2011 15:27



bonjour


il n'y a pas qu'une seule Louise chez les La ronade. Voici le mail où me contacter


contact.shps@gmail.com


Isabelle Fernandez



Dourou / Dubois Rémy 12/03/2011 15:07


Bonjour,
Je suis un descendant d'une "Louise Andre de la Ronade" mariée à Jacques Dubois, de Cheylade ,j'ai sous les yeux le bâptème de louise fille de Pierre, (Parrain Joseph Gigault, Marraine Béralde
Durfort), pris sur les archives de Salers daté du 16 Mars 1674 ...Laissant supposer que Louise serait une "Gigault".D'autre part il existe autre Louise Anfre de la Ronnade probablement fille de
Gabriel André de la Ronnade etde Paule de Durfort, dont je pensais être le descendant jusqu'à quelques jours mais ne concordant pas avec les dates pour enfantement...Cordialement.


Isabelle Fernandez 13/03/2011 19:51



Bonjour Rémy


La généalogie des La Ronade qui m'a été donnée par M Garrigue (descendant et actuel propriétaire de la maison de la Ronade à Salers) ne confirme pas ce que vous me dites.


Louise (CM du 6 novembre 1691, Morains notaire à Compains) épouse Jacques du BOIS, bourgeois de Cheylade fils de Jean, et Louise de BRAQUILLANGES. Elle décède à Compains le 23/09/1743. Serait
fille de Etienne ANDRE de la RONADE seigneur de Collanges, d'Escouailloux époux de Marie D'AUREILLES. Fils de Jacques De La Ronade et Louise Feydin.


Nous pouvons nous contacter par mail privé si vous voulez plus d'élèments. Votre généalogie descendante m'intéresse aussi.


Cordialement


Isabelle Fernandez



Philippe 12/10/2009 10:48


Bonjour, la seul information sur la famille de Fumelle que je possède est du Quercy:

Marie-Laure de Fumel dernière Abbesse de l'Abbaye de la Séauve-Bénite fin XVIIIe,elle restaura le couvent afin d'y accueillir les moniales de Clavas et Bellecombe, et fut chassé à la révolution, on
dit qu'elle retourna chez elle dans le Quercy.


son frère, dernier évêque de Lodève.


SARRODET pierre 07/01/2009 17:01

Ayant procédé à un "inventaire" de mon patronyme, il apparait avec certitude que mon aieul le plus éloigné répondait au nom de SARAUDIE Charles ( fils de Pierre ) avait épousé une Delphine LANNET. Ils sont décédés à St Vincent de Cosse (je n'ai ni leur lieu de naissance,ni de mariage) et chose curieuse, nous retrouvons ces mêmes patronymes à Borrèze, village pas très éloigné ! De là on peut imaginer que ce Charles, né avant 1706 venait de Borrèze et qu'il pourrait donc être de la famille de vos "passeurs de montagnes" ...

Généamicalement, P.SARRODET

Societé Historique du Pays de Salers 08/01/2009 13:37


Merci pour votre message. Je n'ai pas encore cherché dans les archives de Borrèze, mais cela doit être la souche des Sarraudier.

Bien cordialement

Isabelle


Isabelle Fernandez 22/08/2008 14:38

Le site
http://courbiac.free.fr/fiches_italie.htm

Précise ceci : Claude de PESTEILS était fils de Guy de PESTEILS (baron de Salers, Fontanges, Branzac, Salle, St Martin Valmeroux, DURFORT et Pont St Christophe)

NB: DURFORT était un centre important du travail du cuivre, avec de nombreux martinets utilisant l'énergie hydraulique. Attestée dès le XVIè s., cette industrie dût rapporter de belles sommes à la famille de Pesteils qui était implantée dans une zone où les émigrants "chaudronniers en Espagne" étaient nombreux ! Le point commun entre DURFORT et le canton ? Le tryptique eau-charbon-cuivre !