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Lundi 7 septembre 2009

Complètement oublié des guides locaux, le Château de la JORDANIE ou JOURDANIE, sis au quartier de Maleprangère à la sortie de Salers, sur la D680, en direction du col de Néronne, vaut pourtant le détour comme on peut le constater sur la photo.  Cette belle demeure, située près de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette,  est qualifiée de château depuis des temps forts anciens. Elle a été transformée il y a peu en chambres d’hôtes.


Son nom viendrait  de la Jordanne, la rivière du Cantal, prononcée Jourdanne en occitan.

On sait qu’en 1504 la demeure était la propriété d’un certain N. Labobe. En 1537, elle était passée dans les mains d’Antoine de CHALVET,  Seigneur de Rochemonteix. En 1582,  Mathieu CHALVET Président au Parlement de Toulouse, vendit cette propriété et la chapelle Notre-Dame-de-Lorette qui faisait partie du même fief, à Jacques CHALVET et Marguerite de RIGAL sa femme. Ceux-ci  revendirent le tout en 1593 à Guy DUFAYET, Seigneur du Fau.

Ce n’est qu’en 1664 que la famille RAFFIN de la RAFFINIE devint propriétaire du lieu, le 29 mars à l’occasion du mariage de noble Antoine de la RAFFINIE, Seigneur de l’Estang (fils de Guyon et de Engline Dufayet) et demoiselle Louise de MOSSIER (fille de Pierre de Mossier et Hélène de Durfort). Guy DUFAYET et sa femme Françoise de MOSSIER donnèrent tous leurs biens aux mariés. Les RAFFIN de la RAFFINIE  étaient originaires du Rouergue, et furent maintenus nobles le 10 novembre 1666. Après cette famille, se furent les Lacombe qui prirent en charge la bâtisse.

Par Isabelle Fernandez - Publié dans : Monuments Historiques
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Lundi 31 août 2009

Un drame est arrivé en 1695 à Saint Paul de Salers où toute une famille a péri dans une avalanche.

Le 25 janvier l'émotion est vive et toute la paroisse est présente à l'enterrement d'Agnès CHAMBON, deux de ses enfants et Antoine BAPTISTAL son mari, bouvier, dit Lalrolle. Ils sont décédés ensemble le 22 janvier par la ruine de leur maison à Malrieu, écroulée par un éboulement de neige.

Heureusement les avalanches dans la région sont rares mais elles existent.

Par Isabelle Fernandez - Publié dans : Histoire de Saint-Paul de Salers
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Lundi 10 août 2009

L’histoire de Salers continue de s’écrire…

 

 

 

… et c’est au guide touristique Philippe GARRIGUE que nous le devons. En effet, ce Sagranier pur souche, descendant  de La Ronade n’en fini pas de vous faire découvrir les recoins de la cité Renaissance.

 

« Salers en aquarelles » vous fait voyager en 80 pages sur d’autres horizons. Une complicité d’artiste s’est installée entre l’aquarelliste Alain Delteil et l’historien Philippe Garrigue, qui au gré des pages, ont su capter l’âme de chaque demeure pour vous en offrir les plus beaux atours, en images et en textes.

 

Depuis Louis Jalenques en 1923, aucun guide sur Salers n’avait été écrit, il était temps, surtout afin de corriger quelques imprécisions du fait du temps et d’archives parfois incomplètes.

 

Pierre Moulier, directeur de la Revue du Patrimoine de Haute-Auvergne, auteur de plusieurs ouvrages sur l’architecture religieuse et civile dans le Cantal, préface cet ouvrage avec romance et passion. Tous ceux qui visitent Salers ne peuvent qu’en approuver les lignes qui suivent : « Avec ce bel album, le touriste attentif pourra enfin vivre Salers, et pas seulement visiter un « beau village ». Le pari de restituer une ambiance, cette atmosphère si particulière d'une ville historique au pied des montagnes, posée là comme par miracle, est pleinement réussi. »

 

Merci donc à ces passionnés de vivre dans un des plus beaux villages de France, et d’offrir au commun des mortels, un avant-gout de paradis.

 

Bonne lecture à tous !

 

« Salers en aquarelles », aux Editions Créer, 80 pages, 2009, 22 €, renseignements et informations chez Philippe Garrigue au 04 71 40 76 18 ou par mail à la Société Historique du Pays de Salers qui transmettra : cgineste@free.fr

Par Cédric Tartaud-Gineste - Publié dans : Livres
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Lundi 3 août 2009
 

Le Tome 1 de notre brochure vient de sortir et a été envoyé aux adhérents.

Les non adhérents auront la possibilité de se le procurer le 29 août 2009 lors de notre conférence à la salle des fêtes de Salers -rue du Couvent- à 15h00.

SOMMAIRE

1 - Généalogie des Vernyes du Pays de Salers

Par Isabelle Fernandez –

PAGE 3

2 - Histoire de la mission du diocèse de Clermont à Salers

Par Cédric Tartaud-Gineste –

PAGE 23

3 - Bibliographie sagranière (non exhaustive)

Collectif Gineste-Fernandez

PAGE 35

4 – Interview d’Edouard BOUYÉ, Directeur des Archives du Cantal

Par Cédric Tartaud-Gineste

PAGE 38

5 – Revue de Presse – La Montagne Cantal – 2 Octobre 2008

PAGE 39

6 – Agenda de l’Association

PAGE 40

Par Société Historique du Pays de Salers - Publié dans : Vie de la Société
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Lundi 6 juillet 2009

Pour l'organisation de son second événement, la « Société Historique du Pays de Salers » * a invité
                                                                       Monsieur Antony Chambon,

agrégé de l'université et auteur d'un récent ouvrage intitulé : "la baronnie des Valmiers et ses voisines. D'Apchon à Salers.  XIVème - XVIIIème siècles". 

Son étude est basée sur le "terrier du Vaulmier" et démontre que le Nord-Ouest Cantal nétait pas un pays replié sur lui-même mais bel et bien ouvert sur l'extérieur avec des transactions commerciales et agricoles élaborées.  

Il met en lumière un point intéressant tout particulièrement les sagraniers : la présence d'une grange cistercienne dépendant de l'abbaye d'Aubazine en Limousin sur la montagne de la Béliche  près de Salers.

De ce fait, nous illustrerons la conférence d'un affichage dédié aux granges cisterciennes.

Cette conférence sera précédée de l'assemblée générale annuelle de l'association.

Le 1er bulletin papier de la SHPS [en cours d'impression et bientôt d'acheminement auprès des adhérents 2008-2009], sera en vente à cette occasion. 

                                                                      *****

 
Événement : Conférence-débat à la salle des fêtes de Salers, rue du couvent.
« la Grange cistercienne de la Béliche près Salers»

Date : samedi 29 août  2009

Horaire : 15h00

Tarif : Gratuit



Renseignements :

Cédric Tartaud-Gineste              adresse     cgineste @free.fr sans espace avant le @ 

Isabelle Fernandez                      adresse isafern512 @aol.com sans espace avant le @

Photo ci-dessous : M. Chambon



(*) Association à but non lucratif, fondée fin 2007 (Déclaration à la sous-préfecture de Mauriac le 2 novembre 2007 ; n° de parution au J.O. : 20070046), par deux sagraniers passionnés d'histoire, de généalogie et de leur cité cantalienne : Isabelle Fernandez -famille Vergne de Salers- et Cédric Tartaud-Gineste -conseiller municipal de Salers délégué au Patrimoine.

Par Isabelle Fernandez - Publié dans : Vie de la Société
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Lundi 29 juin 2009

Le 17 pluvioze an X de la République (6 février 1802) nous a laissé un acte de cession de l'ancien couvent des Récollets du quartier de Barrouze à Salers, entre François Riom -marchand- vendeur et Jean Dagiral (1738-1821) -cultivateur- et Paule Vergnes (1738-1803) sa femme, avec leur fille Luce Dagiral (1774-1834) et son époux Antoine Bachelerie (1775-1833) , tous les 4 acheteurs.

Ils acquèrirent : "la partie du bâtiment du couvent des Récollets de cette ville, situé sur la place de Barrouze, ladite partie à prendre est à l'aspect du midi composée :
=>de la cuisine voûtée, cave au-dessous et grenier au-dessus;
=>de l'emplacement et ayral du salon dudit couvent;
=>de l'emplacement du buché et ayral
=>du corridor longeant lesdits ayraux du buché et salon jusqu'au m_(?) de division d'icelui et de ladite cuisine.

Confrontant le susdit local vendu : du levant avec le jardin desdits Récollets, du midi avec la place de Barrouze, du couchant avec ladite place et du nord avec le surplus dudit couvent, ladite partie ayant la largeur de 8 mètres deux tiers."

Plus loin il est expliqué : "que les portes et fenêtres et lucarnes qui existent dans la cuisine, cave et grenier ci-dessus vendus et qui prennent le jour tant du côté du jardin qu'à l'aspect du nord seront réduites chacunes à un petit jour d'un pied en carré et fermaliées de manière qu'il ne puisse y être jeté aucun immondice".


Source ADC : 3 E 288 441 

Par Isabelle Fernandez - Publié dans : Histoire générale du Pays de Salers
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Lundi 22 juin 2009

Un acte pour la construction d'une nouvelle chapelle, nous donne des informations sur l'église et le couvent des Récollets de Salers, nous le partageons avec vous (écrit en ancien français bien sûr) :

Le 15ème jour du mois de février 1685  à Salers, après midi étude du notaire royal soussigné, présents les témoins ci-après nommés : M. Jacques Spinouze, marchand dudit Salers, Jean Vernies (Vergne) et Cirgues Col maîtres maçons de ladite ville, (...) lesdits Vernies et Col s'obligent à faire et construire une chapelle dans l'église des Rds pères récollets de cette ville commençant au pignon de la chapelle des Bonaventures et joignant ledit pignon et finissant à la muraille qui finit la clôture  dudit couvent près du portail.

Et si lesdits deux pignons n'étaient pas de la force et épaisseur nécessaire pour porter la voûte, seront tenus lesdits Col et Vernies de les fortifier et de  les faire de l'épaisseur nécessaire.  Et de faire ladite chapelle semblable à celle du sieur de La fauvelie dans l'église paroissiale de cette ville.

Et que le grand arceau [NDR : partie cintrée d'une voûte] se portera à toute hauteur qui se pourra comme aussi les quatre croisiers, 3 cordons et fenêtres seront de la même force, travail et façon que la susdite chapelle sans rien diminuer et d'une pierre de taille bonne et suffisante, et de la fermeté nécessaire, et la voûte de bon tuf ou brique au choix dudit Spinouze. Et d'assister et faire presser au charpentier qui sera employé et payé par ledit Spinouze, le ceindre pour appuyer ladite voûte, auvent, croisiers et cordons, et sera tant ledit tuf ou brique et pierre de taille tirée des lieux et endroits qui seront indiqués et marqués par ledit sieur Spinouze. Seront aussi tenus lesdits maîtres maçons de paver ladite chapelle de bonne et ferme taille comme aussi le degré de l'autel ; ensemble l'autel à côté duquel sera faite une enfonçure dans la muraille pour  mettre le plat et buvettes, seront aussi tenus lesdits Vernies et Col de crépir, brosser, blanchir, les murailles, fenêtres, auvents, croisiers, cordons et encore goizer ? lesdits auvents, croisiers, cordons et fenêtres et enfin tirer toute la pierre de taille, tuf ou brique et pierre froide pour l'entière construction de ladite chapelle et de plus pour faire  un tuyau de l'étendue et au dehors de ladite chapelle, pour recevoir les égouts qui tomberont du toit et couvert de ladite chapelle et leur donner cours dans les tuyaux des autres 2 chapelles en suivantes et d'employer pour ladite bâtisse la pierre froide de la muraille de l'église desdits pères récollets qui sera démoli par eux autant qu'il sera nécessaire pour couverture de ladite chapelle comme aussi la pierre de la fenêtre qui est dans ladite muraille et l'employer pour la fenêtre qui conviendra faire dans ladite chapelle et ce sans aucune aide ni aliment de la part dudit Sieur Spinouze, lequel sera tenu de payer auxdits Vernies et Col la  somme de neuf vingt dix livres (...) lesquels se sont obligés de travailler incessamment et sans intermission, à tirer ladite pierre et à faire ladite bâtisse et construction.

(...) Sieur Spinouze sera tenu de faire apporter à pied d'œuvre tous matériaux : chaux, sable et pierre à ses frais (...)


*** 

L'article apporte beaucoup d'éléments sur la chapelle. Il faut aussi remarquer qu'un certain Jacques Spinouze bourgeois a été enterré le 11/02/1691 dans le couvent des Récollets. Est-ce le même ? Toutes les autres sépultures que nous avons relevé concernent des femmes.

 

Par Isabelle Fernandez - Publié dans : Histoire générale du Pays de Salers
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Lundi 15 juin 2009

Le 14 juillet 1624 les sagraniers apprennent que Jeanne de Lévy, comtesse de Caylus, dame de Pestel  et pour moitié de Salers a offert 1000 livres et les matériaux nécessaires à la construction d'une église et d'un couvent des Récollets à Salers. Un complément de 3000 livres de dons fut nécessaire pour l'achèvement du projet.  


L'accord de l'évêque de Clermont fut nécessaire avant d'ériger une croix  le 4 octobre 1625 (qui n'est pas la croix actuelle de Barrouze). Quelques maisons de Barrouze furent achetées et les Récollets en prirent possession le 8 décembre 1625.


Le couvent avait une quinzaine de cellules. Il était constitué d'une église avec sacristie et corps de logis à trois ailes formant un cloître carré. La vente de 1791 décrit : «  une église en forme de parallélogramme, trois chapelles sur le côté gauche, derrière le maître autel la sacristie sur laquelle se trouve une chambre servant autrefois de couvent pour les moines. » Tandis que la maison conventuelle se présentait comme suit : vestibule, cloître, cuisine voutée, chambre, autre vestibule, chambres à l'étage, bibliothèque et lieu d'aisance. Il y avait aussi un cimetière comme nous l'avons évoqué dans un précédent article.


Ce couvent a presque été intégralement détruit  pendant la révolution.  Des ruines, l'abbé Cheyrier, curé de Salers a fait retirer un linteau de porte ogival (voir photo) représentant deux bras cloués sur une croix (armes de la pitié des Récollets) et  l'a fait placer au-dessus de la porte méridionale de l'église St Mathieu.


Seul aurait subsisté à gauche de l'avenue de Barrouze, un bâtiment dont l'intérieur comporte une salle voûtée dernier vestige du couvent qui s'étendait depuis Barrouze jusqu'à la rue des Nobles.  

Par Isabelle Fernandez - Publié dans : Histoire générale du Pays de Salers
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Lundi 8 juin 2009

Dans "la vie quotidienne dans le Cantal; 1939 - 1945" de Germain POUGET (Septembre 1994) on peut lire l'anecdote suivante :
 
"A Salers, le buste de Tyssandier d'Escous, érigé en 1913, posé simplement sur un socle de basalte, et pesant environ 150 Kg, est emporté dans la nuit du 21 au 22 septembre 1943. 

Au pied du monument, les gendarmes trouvèrent une pancarte en carton avec l'inscription qui convenait : 
"je reviendrai quand les boches seront partis." 
 
Cette statue échappa ainsi à la fonte, en prenant le maquis. "
 
Renseignement pris l'histoire aurait été un peu romancée, la municipalité ayant simplement souhaité mettre à l'abri de toute réquisition les objets de la commune qui auraient pu attirer la convoitise de l'occupant.


Merci à Françoise Picot pour nous avoir relevé ce passage  

Par Isabelle Fernandez - Publié dans : Histoire générale du Pays de Salers
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Lundi 1 juin 2009

C'est une maison bourgeoise du XVIIème siècle avec sa façade dominée par une tour émergeant de la toiture. Ayant appartenu aux Bertrandy, une famille de magistrats, de prêtres mais surtout de gros négociants, ils possédaient également un immeuble sur la place de Salers.

Depuis le siècle dernier la maison Bertrandy est restée intacte extérieurement à l'exception de son escalier : son perron en pierre dont la balustrade forgée, heurtée maintes fois par les camions a cessé d'exister (voir photo).  On y pénètre par une porte ferrée avec des clous, le vantail en bois de la porte est protégé par inscription aux Monuments Historiques (arrêté du 29 juin 1951). La porte d'entrée est constituée d'un fronton triangulaire surmonté de boules placées aux angles. Au 2ème étage, la fenêtre de la façade placée à l'angle de la rue de la Martille éclaire une chambre forte où étaient gardés la trésorerie et les livres de comptes. Nous n'osons pas imaginer comment ont fini ces précieuses archives pour Salers !

 Dans les vastes caves, un réduit était spécialement aménagé comme grenier à sel





Sources :
-Monuments Historiques
-"L'écho de Notre Dame de Lorette"; Numéro 10; Novembre 1950; "Histoire d'une maison" par De La Martile.

Par Isabelle Fernandez - Publié dans : Monuments Historiques
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