Lundi 24 octobre 2011
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En 2002, la redécouverte des Religieuses de Notre-Dame de Salers,
dans la banlieue de Charleroi (Diocèse de Tournai) offrait l'occasion d'accéder à des sources insoupçonnées jusqu'alors.
Un bref historique avait alors été consacré en octobre 2006 sur le sujet. 5 ans plus tard, nous apprenons que le couvent
des religieuses de Salers, installé en Belgique vient de cesser ses fonctions en juillet 2011.
Il faut rappeler que ces religieuses enseignantes, installées à Salers depuis 1646 (après une interruption pendant la révolution française), furent chassées en 1904 dans le cadre de l'application
des lois anti-congrégations.
Nous cedons ici la parole à Soeur Renault (ODN), une des doyennes de la communauté belge qui eut pour enseignantes, les religieuses cantaliennes:
" En 1904, en France, une loi interdisait l'enseignement par les communautés religieuses ; beaucoup s'établirent alors en Belgique ; ce fut le cas pour les Filles de Notre-Dame de
Salers.
Mère Vérière, leur supérieure, parcourut alors une bonne partie de la région francophone de notre pays. Elle fut accueillie à Jumet-Houbois, une paroisse récente dont le curé Monsieur L'Abbé
Leuridan, cherchait des Sœurs enseignantes pour l'école déjà construite en bonne partie grâce à lui.
Paroisse Saint Joseph! surprise et reconnaissance envers le grand Saint à qui Mère Vérière avait confié ses recherches!
Les religieuses de Salers, arrivées d'abord en nombre restreint, furent logées à proximité du presbytère en attendant la construction du couvent, terminée en 1906. Mais l'école s'était déjà
ouverte en septembre1904, avec 84 élèves, à la grande surprise des " fortes têtes " du Parti Socialiste bien établi alors dans notre région de Charleroi, alors en pleine expansion
industrielle.
Mère Guy, de Salers et Mère Fertray, venue de Poitiers via la Hollande, furent les deux premières institutrices ; d'autres suivraient bientôt ; quelques vocations belges arrivèrent aussi. Des
cours d'arts décoratifs, de dentelle, de musique, firent bientôt connaître nos sœurs au-delà du cercle de la paroisse.
En 1924, une école professionnelle s'ouvrait, reconnue plus tard par l'Etat.
L'école Primaire et gardienne recevait des subsides depuis plus de dix ans déjà; les petits salaires alloués aux enseignantes avaient alors améliorés la vie de la communauté. Nos religieuses
françaises avaient dû, pour obtenir des diplômes belges, continuer leur formation.
Un petit pensionnat s'ouvrit en 1931, favorisant l'éclosion de quelques vocations; d'autres, toujours rares, suivirent. "
Après plus de 100 ans au service des enfants de Jumet, le couvent, fondé sur l'expulsion des religieuses de Salers, a donc cessé ses fonctions, néanmoins, une partie de ses archives ont été
photocopiés (à l'époque le scanner était moins répandu...)
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